Fabrice Delloye, l'ex mari d'Ingrid Betancourt: «J'ai toujours confiance»

  • La Suisse a été parmi les premières à se mobiliser. Elle a été merveilleuse. J'en veux pour preuve, par exemple, qu'un envoyé suisse se rend très régulièrement, en compagnie d'un collègue français, au péril de leur vie, dans les montagnes colombiennes, à la rencontre des FARC.

    Aujourd'hui, que peut-il se passer?
    On est en situation d'urgence. Mais il y a de l'espoir. La mobilisation est mondiale. Le président vénézuélien, Hugo Chavez, n'a pas obtenu tout ce qu'il voulait, mais il a quand même obtenu des preuves de vie des otages. C'est énorme. Il peut maintenant attendre quelque chose de plus des FARC, qui ont besoin de lui. Et puis, il y a la publication du livre de mes enfants...

    Qu'en attendez-vous?
    C'est un formidable outil de combat! D'autant qu'il est préfacé par Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix. Un homme qui jouit d'une très grande influence aux Etats-Unis. Et si la sensibilisation autour des otages touche les Etats-Unis, alors il y aura un réel espoir pour que les choses bougent enfin en Colombie.

    * «Lettre à maman, par-delà l'enfer», de Mélanie et Lorenzo Delloye-Betancourt, Ed. Seuil