QUITO (Reuters) - Apaiser les tensions entre l'Equateur et la Colombie est essentiel pour espérer voir se concrétiser les efforts menés en vue d'obtenir la libération des otages détenus par les Farc dans la jungle colombienne, a plaidé mardi Bernard Kouchner, en visite dans la région.
Le ministre français des Affaires étrangères a déclaré à la presse à Quito que le différend diplomatique qui a opposé les voisins latino-américains avait compliqué les discussions.
Les tensions doivent être apaisées afin de trouver une solution humanitaire pour la libération des otages, a souligné Bernard Kouchner à l'issue de sa rencontre avec le président équatorien Rafael Correa.
Les espoirs de nouvelles libérations d'otages se sont amoindris depuis l'attaque de l'armée colombienne en territoire équatorien qui avait causé, en mars, la mort du numéro deux des Farc Raul Reyes et provoqué des tensions dans la région.
Le ministre a précisé que la France recherchait d'autres interlocuteurs afin de parvenir à un accord avec les Farc en vue de libérer des otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.
Kouchner, qui a entrepris une tournée dans trois pays d'Amérique latine, a rencontré lundi le président colombien Alvaro Uribe et a prévu de s'entretenir avec le président vénézuélien Hugo Chavez, dont la médiation a permis la libération de six otages en début d'année.
Correa a affirmé que l'attaque de l'armée colombienne avait fait échouer les discussions pour faire libérer Betancourt et onze autres otages.
Les Forces armées révolutionnaires de Colombie ont durci leur position depuis la mort de Reyes et la mission humanitaire dépêchée par Paris début avril pour soigner Betancourt, qui souffre d'une hépatite B, a dû rentrer en France sans avoir atteint son objectif.
Alonso Soto, version française Gwénaelle Barzic
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