Un ex-otage relativise la dégradation de l'état de santé d'Ingrid Betancourt

Par Vivian Sequera AP - Mardi 8 avril, 02h45

BOGOTA - Un ex-otage des FARC libéré il y a peu a minimisé lundi la dégradation de l'état de santé d'Ingrid Betancourt alors que la mission humanitaire dépêchée par la France piétine toujours à Bogota.

Mercredi dernier, le fils de l'otage franco-colombienne, Lorenzo Delloye, avait indiqué que sa mère était victime d'une rechute d'hépatite B et d'une leishmaniose, nécessitant une transfusion sanguine immédiate. Celui-ci avait avancé ces informations après s'être entretenu avec Luis Eladio Perez, dernier homme à avoir vu Ingrid Betancourt au début du mois de février.

L'ancien otage a tenu à relativiser ces propos, affirmant lundi à des médias colombiens qu'Ingrid Betancourt était "malade", mais qu'il ne pensait pas pour autant qu'elle se trouvait dans un état grave.

"Je pense que la situation d'Ingrid Betancourt a été romancée. Tout cela ne correspond pas à la réalité", a déclaré Luis Eladio Perez à l'Associated Press.

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner est allé lundi dans le sens de ce témoignage, affirmant que l'état de santé de l'otage franco-colombienne serait moins inquiétant que les déclarations de ses proches ne le laissaient penser.

"Nous avons le sentiment non seulement qu'elle est en vie mais qu'elle se porte mieux qu'on ne l'avait dit", a-t-il déclaré sur LCI.

L'ancien sénateur colombien relâché en mars par la guérilla marxiste a confirmé qu'Ingrid Betancourt souffrait bien d'une hépatite B mais celui-ci a indiqué qu'il n'avait pas remarqué chez elle de signes extérieurs d'une maladie de la peau telle qu'une leishmaniose.

Le président colombien Alvaro Uribe a affirmé lundi que son état-major travaillait actuellement à la localisation d'Ingrid Betancourt pour que la mission humanitaire dépêchée la semaine dernière par la France puisse entrer en contact avec elle. AP

 

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