Bogota confirme qu'Ingrid Betancourt est en très mauvaise santé

BOGOTA (Reuters) - L'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, détenue depuis plus de six ans par la guérilla marxiste dans la jungle colombienne, est gravement malade, atteinte du virus de l'hépatite B et souffrant de malnutrition, a confirmé jeudi le médiateur colombien des droits de l'homme.

Sa santé est "très, délicate", a dit Wolmar Perez à une radio locale, précisant que l'ancienne sénatrice et candidate à la présidence colombienne avait été soignée le mois dernier dans des dispensaires de zones contrôlées par les guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie.

Perez a ajouté que ses services étaient en contact avec les autorités de la province méridionale de Guaviare, un bastion de la guérilla, pour pouvoir faire parvenir des médicaments à Ingrid Betancourt et à ses compagnons de détention.

Les Farc ont libéré six de leurs otages depuis le début de l'année, à la suite de la médiation du président vénézuélien Hugo Chavez.

Selon le mari d'Ingrid Betancourt, Juan Carlos Lecompte, les rebelles l'auraient libérée elle aussi si l'armée colombienne n'avait pas mené le 1er mars un raid en Equateur dans lequel le numéro deux de la guérilla a été tué.

L'opération transfrontalière du 1er mars a été fatale à Raul Reyes et a déclenché une grave crise diplomatique entre la Colombie, l'Equateur et le Venezuela, avec déploiement de troupes aux frontières.

Quelques jours après le raid de l'armée colombienne, le président équatorien, Rafael Correa, a révélé que son gouvernement avait été proche d'un accord avec les Farc en vue de la libération de douze otages, dont l'ex-candidate à la présidence colombienne en captivité depuis février 2002. Hugh Bronstein, version française Guy Kerivel

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