Un membre des Farc a contacté les autorités colombiennes

Reuters - Vendredi 13 juin, 08h57

BOGOTA (Reuters) - Le président colombien Alvaro Uribe a annoncé jeudi qu'un contact avait été établi par les Farc avec les autorités et qu'il accepterait de ne pas extrader un des rebelles en échange de la libération d'otages.

Les détails de ce contact avec les services de renseignements (DAS), sont restés vagues, mais cette entrée en contact pourrait signaler une avancée dans les efforts de libération des otages aux mains des rebelles, dont la Franco-colombienne Ingrid Bétancourt et trois Américains.

"La directrice du DAS m'a dit qu'elle avait reçu un appel téléphonique des Farc, lors duquel un membre des Farc a dit : "si le président est d'accord (...) pour ne pas extrader cette personne des Farc, alors ils demanderont la libération immédiate des otages", a déclaré Uribe sans donner de noms.

"J'accepte cela. Dites-leur que oui, nous acceptons de ne pas extrader cette personne, mais ils doivent libérer les otages", a ajouté le président colombien sans dire si le membre des Farc mentionné avait été capturé.

Deux hauts dirigeants des Farc ont été extradés vers les Etats-Unis sous la présidence d'Alvaro Uribe et les Farc demandent qu'ils soient compris dans tout accord d'échange des otages contre des rebelles emprisonnés.

Pour l'instant, les tentatives de négocier avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie sont officiellement dans l'impasse. Mais l'espoir est né récemment d'un affaiblissement possible des rebelles avec la mort de trois de leurs commandants et des désertions encouragées par les récompenses offertes par le gouvernement.

Uribe a déjà offert de l'argent, des réductions de peine et même des résidences à l'étranger, notamment en France, aux guérilleros qui se rendraient avec les otages sous leur responsabilité.

Patrick Markey, version française Danielle Rouquié

 

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